
A l'heure où je devrais être en train de suer sur mon dossier de littérature (huit pages à rendre pour lundi, on en rigole encore dans les couloirs, je m'en fous je suis sûre qu'une fois écrit, il sera cool et j'aurais 16 comme à mon rattrapage et je niquerai bien les putes qui l'ont rendu aujourd'hui), j'en suis encore rendue à pleurer vis à vis d'hier soir. Il faut le dire, ce fût grand et beau, et il y eut des sentiments. Parce que voir les Horrors, pour moi, c'était un peu comme voir une licorne dans le jardin des voisins (rageant quoi). Aprés avoir bien fait leurs putes qu'ont une logorrhée d'enfer pour la Route du Rock, je m'étais infligée la non-écoute de Primary Colours en signe de protestation contre ces chiens trop maigres pour être honnêtes. La rechute fut donc bien sévére quand j'ai appris la venue des garçons dans la salle la plus petite du monde 'ambiance on va pouvoir se frotter et tout', j'avais mes petits tickets dés la premiére semaine et je les regardais tous les soirs (mais toi aussi, parce que l'envers tout brillant est vachement sympa quand même, il faut le dire).
Du coup hier, au plus profond de moi même, je devais être trés heureuse en arrivant devant l'Ubu. On manque la premiere partie, à moitié, parce que l'histoire ça commence à 19h ou 20h était pas trés clair. Ca avait l'air bien de loin sans rien voir. Je crois qu'il y'avait une batterie.
On est tombées dans le coin des gens géants avec beaucoup de cheveux. Batards. Une bonne premiere partie du concert a été passée à essayer de voir Faris entre deux cous. Je sais pas trop comment parler de la musique, dans le sens où, c'est un des seuls concerts auquels j'ai assisté où je me suis pas dit "bah tu vois cette chansons t'aurais pu l'enlever". Même I Only Think Of You, qui part son côté catchydancedancerevolution, est pas ma preférée du dernier album, je peux dire que je me souviens pas avoir respiré. J'ai même pas eu le temps de détester le grand relou qui avait décidé de garder sa veste en cuir dans une salle où il faisait sans doute une bonne cinquantaine de degré celsius, et je jure que se retrouver la joue collée contre de la peau animale pleine de sueur ça a pas été mon plus grand kiff de la soirée. Au contraire, le moment où Faris a levé le bras et que là j'ai vu ses tatouages et que là j'ai voulu les mêmes et que bientôt c'est mon anniversaire, était plutôt agréable. J'ai tout aimé, j'en ai oublié de regarder les garçons qui sont généralement dans la salle et que je cherche en premier, j'ai preféré mélanger le chaud et le froid dans mon pull trop grand (la sueur et la température inférieure du dehors, tu auras compris). Faris est mon number one guy, voilà c'est dit.
Ca m'a un peu fait oublié le fait que je connaissais pas ma grammaire, que j'en ai rien à battre tout de façon des relations prédicatives, et que le lundi, je retrouve tout mon groupe de L3. Tu m'étonnes que ces gens veulent faire profs vu comment ils sont déjà chiants à leur âge. Entre la meuf qui se croit trop forte alors qu'on dirait qu'elle passe sous un tunnel perpétuel avec son accent de merde et celle que "t'as vu je sors de prépa je suis forcément mieux que toi (ouais sauf que toi, tes cheveux ressemblent à de la paille)", ma vie à la fac est plus que difficile. Et j'avoue que le fait de même pas vouloir finir la licence tient beaucoup des gens qui m'entourent. Pi maintenant jveux faire info-com tfaçon. Et habiter à Berlin l'année prochaine aussi.
Je vais essayer de trouver la force d'aller me faire à manger.J'ai toujours pas eu de réponse à mon texto de cinq pages. LES TRANS LES TRANS. Et les franges effilées, c'est Satan qui les a envoyées.






